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Hommage aux Poilus morts pour la France de la Commune de Chéneché (Vienne)

Lieux où sont morts les soldats de Chéneché: POISSON Auguste

Publié le 28 Novembre 2014 par Rose Carabout in lieux de décès

Soldat POISSON Auguste, 66 éme RI, disparu le 11 novembre 1916 à ? sur registre matricule.

disparu le 16 octobre 1916 à Morval (Pas de Calais) source geneaweb

Sources:

http://www.chtimiste.com/

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

Notre avance des 12 et 15 septembre avait porté Combles en première ligne, puisque, dès lors, nos troupes bordaient le bois Louage, la route qui va de Combles à la route Béthune-Château-Thierry, le chemin Combles-ferme de l'Hôpital-Cléry et le chemin Maurepas-Frégicourt.

Cependant, en raison de sa situation défilée au milieu de collines, Combles, quoique en première ligne, demeurait un point d'appui formidable où les Allemands comptaient bien que nos vagues d'assaut se briseraient. Par surcroît, ce point d'appui se trouvait situé exactement a la soudure des troupes britanniques avec les troupes françaises.

Aussi fallut-il une manoeuvre combinée et précise pour assurer le succès qui fut total et rapide.

Quand, partant de Cléry, on arrive a la ferme Le Priez, on aperçoit devant soi, barrant l'horizon, à gauche, la hauteur de Morval; en face, celle de Sailly-Saillisel; à droite, la masse sombre du bois de Saint Pierre Waast, et au loin, plus à droite, la crête qui aboutit au Mont-Saint Quentin, devant Péronne.

Ce que la carte ne saurait rendre, c'est le spectacle qu'offrait aux acteurs du drame, ce cirque encaissé au milieu de collines. Le champ de bataille n'avait pas été nettoyé depuis les premières offensives.

Les tranchées conquises étaient pleines de charognes; des cadavres de chevaux gisaient un peu partout dans les ravins ou à flancs de coteaux. Des tas d'obus à demi écroulés, des canons culbutés, un amas de débris de ferrailles, de cuirs, des rouleaux de « barbelés », des rondins, des voliges, des lambeaux d'uniformes, pêle-mêle, pourrissaient parmi les cratères des obus, dans une eau souillée, jaune, puante.

Le ravin qui, de Curlu, va au pied de Maurepas, n'a-t-il point été baptisé « ravin de la Pestilence » ?

Ce terme dit tout.

Et qui a vu les tranchées des Crabes et des Cloportes, les tranchées du Petit-Bois, derrière la ferme de l'Hôpital, ne verra jamais spectacle plus horrible ni plus ignoble. Tous ces villages dont les noms illustrèrent les communiqués et figurent toujours sur les cartes, Hardecourt-aux Bois, Maurepas, Le Forest n'existaient plus.

Les rares pierres que la dévastation des obus avait respectées, avaient été emportées par les territoriaux et avaient servi à empierrer les chemins de boue que l'ennemi s'acharnait à défoncer chaque jour par ses marmitages intensifs. Rien -- absolument rien - ne permettait de savoir qu'un village eût été là.

Pays rasé ? Pire que cela, pire que l'anéantissement, car la destruction laisse des traces. Pays escamoté, pays inexistant.

A regarder le terrain, on eût pu croire que les hommes avaient rêvé qui affirmaient qu'ici se dressait une église, que là il y avait eu des fermes ou des jardins.

C'est dans ce désert que s'est développé l'effort français ayant pour but l'encerclement de Combles et pour objectifs premiers le village de Rancourt et le hameau de Frégicourt.

Parcours du 66 éme RI

Parcours du 66 éme RI

région de Morval
région de Morval

région de Morval

JMO du 66 éme RI  le 11 novembre 1916

JMO du 66 éme RI le 11 novembre 1916

Morval
Morval

Morval

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